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Les nouveaux métiers RSE et mobilité durable à l'horizon 2025-2030

Les questions environnementales et sociales ont profondément transformé le monde du travail ces dernières années. Dans les entreprises comme dans les collectivités, de nouveaux postes émergent pour répondre à ces enjeux : chargé de mission mobilité, responsable RSE, coordinateur transition écologique. Ces fonctions ne sont plus accessoires mais deviennent des leviers stratégiques pour les organisations engagées dans la transition écologique et sociale. 

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La mobilité durable, pilier concret de la stratégie RSE

La mobilité durable illustre parfaitement comment les principes de la RSE se traduisent en actions tangibles sur le terrain.

Face à cette demande croissante, des parcours spécialisés comme le MBA Management et Responsabilité Sociétale des Entreprises permettent de former des professionnels opérationnels, capables de traduire les ambitions RSE en actions concrètes sur le terrain. À l'horizon 2025-2030, ces profils seront indispensables. Décryptage de ces métiers d'avenir et des compétences nécessaires pour les exercer, en s'appuyant notamment sur le témoignage d'un professionnel du terrain.

Un enjeu transversal aux multiples dimensions

La mobilité touche tous les aspects de la responsabilité sociétale des entreprises. Sur le plan social, développer le covoiturage ou améliorer les transports en commun facilite l'accès à l'emploi pour les populations éloignées géographiquement. Sur le plan environnemental, encourager les modes de transport doux réduit concrètement les émissions de gaz à effet de serre. Économiquement, diminuer l'usage de la voiture individuelle permet de réduire les coûts indirects pour les entreprises comme pour les salariés.

Comme l’explique Benjamin Bourneuf, un intervenant professionnel de la mobilité durable interrogé dans le cadre de cet article : « Mes missions m’ont permis de traduire la RSE en actions concrètes sur le territoire, notamment via la mobilité du quotidien. L’usage de la mobilité durable permet de toucher tous les aspects de la RSE : social, environnemental et économique. »

Un chargé de mission mobilité durable travaille sur le déploiement de ces différentes solutions : marche, vélo, trottinette, voiture électrique, covoiturage, transports en commun. Chaque projet permet de lutter contre la précarité de la mobilité, de renforcer l'attractivité des territoires et de fidéliser les collaborateurs. Sans politique de mobilité durable, une stratégie RSE reste incomplète.

Des outils stratégiques pour structurer l'action

Le Plan de Mobilité Simplifié (PMS) constitue la feuille de route des collectivités en matière de mobilité. Son élaboration nécessite une méthodologie rigoureuse : diagnostic précis des pratiques de déplacement via des enquêtes certifiées et comptages routiers, concertation avec l'ensemble des parties prenantes (entreprises, associations, habitants), construction d'un plan d'actions réaliste, puis animation auprès des acteurs du territoire.

Benjamin Bourneuf témoigne de son expérience concrète : « J’ai développé le PMS sur un territoire qui venait de prendre la compétence mobilité. Cela a impliqué un diagnostic précis des pratiques de déplacement, des concertations avec les entreprises, les habitants et les usagers, puis la construction d’un plan d’actions réaliste et une animation continue auprès des parties prenantes. »

Les résultats de cette approche structurée peuvent être spectaculaires. Certains territoires ont réussi à doubler la pratique du covoiturage grâce à ces démarches méthodiques, complétées par des formations en entreprise comme l'éco-conduite ou la fresque de la mobilité.

Les compétences clés des nouveaux métiers RSE

Face à des enjeux complexes et transversaux, les professionnels de la RSE doivent développer un éventail de compétences spécifiques qui dépassent la simple connaissance théorique.

Un profil de coordinateur territorial

Les métiers de chargé de mission RSE, mobilité ou transition écologique exigent avant tout une forte maîtrise de la gestion de projet. Il faut savoir conduire un diagnostic territorial, identifier les leviers d'action pertinents, puis coordonner les acteurs concernés.

D’après Benjamin Bourneuf, plusieurs compétences “métiers” sont mobilisées au quotidien :

« J’ai dû mettre en œuvre la gestion de projet, le diagnostic territorial, l’animation de réseaux, la médiation entre acteurs aux intérêts différents et l’évaluation des actions. »

Cette dimension de médiation est essentielle lorsqu'on travaille avec des élus, des entrepreneurs, des associations et des citoyens aux intérêts parfois divergents. La RSE implique en effet une logique de coopération permanente et une capacité à fédérer autour d’un projet commun.

L’animation de réseaux constitue également une compétence majeure, tout comme la capacité d’analyse et la rigueur méthodologique. L’intervenant souligne d’ailleurs que son bac+5 lui a apporté « une capacité d’analyse, une rigueur méthodologique et surtout une légitimité dans les échanges stratégiques avec les élus ».

Un bac+5 RSE permet ainsi de développer à la fois une vision stratégique et des compétences opérationnelles indispensables sur le terrain.

Mesurer l'impact des politiques mises en œuvre

L'évaluation repose sur plusieurs types d'indicateurs. Les données quantitatives permettent d'objectiver les résultats : part modale des différents transports, évolution de l'accidentologie, fréquentation des pistes cyclables. Les partenariats fournissent également des informations précieuses : nombre de véhicules électriques loués, taux de retour vers l'emploi pour les personnes accompagnées.

Les retours qualitatifs complètent cette analyse chiffrée. Le changement de discours des entreprises, l'implication croissante des partenaires et la capacité des acteurs à poursuivre la démarche de manière autonome constituent des indicateurs de réussite tout aussi importants.

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Les défis et perspectives d'évolution de ces métiers

Malgré leur importance croissante, ces fonctions se heurtent à des obstacles qu'il convient d'identifier pour mieux les surmonter.

Les principaux freins rencontrés

La résistance au changement reste le premier obstacle. Modifier des habitudes ancrées depuis des années demande du temps et de la pédagogie. La contrainte temporelle pose également problème : une politique RSE ou de mobilité durable nécessite plusieurs années pour porter ses fruits, alors que la pression pour obtenir des résultats rapides est forte.

Benjamin confirme cette réalité :

« Les difficultés majeures sont la résistance au changement, la contrainte de temps et le travail en silo entre les services. Une politique RSE ou mobilité est longue à mettre en place alors que l’on attend souvent des résultats rapides. »

Le travail en silo constitue un autre frein majeur. La RSE étant par essence transversale, elle concerne tous les services d'une organisation. Pourtant, les directions communiquent parfois difficilement entre elles. Les leviers pour surmonter ces difficultés passent par la pédagogie, la valorisation des bénéfices concrets et surtout par la capacité à donner du sens avant de proposer des outils ou actions.

Une demande croissante de professionnels qualifiés

On constate une montée en puissance des postes de chargés de mission mobilité, transition écologique, RSE et Qualité de Vie au Travail. D'ici 2025-2030, les besoins vont s'intensifier pour des professionnels fédérateurs, capables de faire le lien entre tous les enjeux de la RSE.

Ces profils devront combiner une forte capacité d'analyse et une vraie transversalité pour toucher l'ensemble des dimensions de l'organisation. C'est précisément ce que proposent des formations comme le bac+5 RSE, qui préparent à cette polyvalence exigeante. Chez MBway Angers, avec nos 15 Bachelors et 16 MBA, nous avons structuré nos programmes pour développer cette double compétence théorique et pratique en alternance.

Pourquoi la RSE doit être centrale dans les formations

Au-delà des opportunités professionnelles, il existe une vraie vision à porter sur le rôle de la RSE dans le développement des territoires et l'évolution des formations.

Une démarche structurante pour les territoires

La RSE permet d'articuler de manière cohérente le développement économique, la cohésion sociale et la transition écologique. Les territoires qui s'engagent dans cette voie deviennent exemplaires et créent un effet d'entraînement auprès des entreprises et des habitants.

Former les acteurs du changement

La formation joue un rôle clé pour outiller les futurs professionnels, renforcer leur légitimité auprès des différentes parties prenantes et ancrer les pratiques dans la durée. Un bac+5 RSE ne se contente pas de transmettre des connaissances : il prépare des professionnels capables d'agir, de coopérer et de s'adapter aux transformations constantes du secteur.

L’intervenant Benjamin Bourneuf insiste sur ce point : « La formation ne se limite pas à la transmission de savoirs. Elle permet de préparer des professionnels capables d’agir, de coopérer et de s’adapter aux transformations constantes liées à la RSE. »

La formation n'est pas seulement une transmission de savoirs théoriques. Elle prépare de véritables acteurs du changement, capables de porter des projets ambitieux avec la légitimité nécessaire pour convaincre les décideurs. Cette légitimité s'avère indispensable lorsqu'il s'agit de défendre des orientations stratégiques auprès des élus ou des directions d'entreprise.

Rejoignez-nous

Les métiers de la RSE et de la mobilité durable ne constituent plus des fonctions accessoires. Ce sont des professions d'avenir, stratégiques pour les organisations et porteuses de sens pour ceux qui les exercent. Se former à ces enjeux via un bac+5 RSE permet d'acquérir les compétences nécessaires pour participer activement à la transformation de notre société. D'ici 2030, ces professionnels seront au cœur des stratégies organisationnelles, combinant expertise technique, vision stratégique et capacité à fédérer les acteurs autour d'un projet commun de développement durable.