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Comment créer et analyser un reporting financier ?

Le reporting financier est un outil stratégique qui permet d’évaluer la santé financière d’une entreprise et qui aide les décisionnaires à faire les bons choix. Après avoir vu les fondamentaux du reporting financier à connaître avant de diriger un service de gestion, place maintenant au concret : comment construire efficacement cet outil de pilotage et comment l’analyser comme un futur manager financier ? 

Chez MBway, école de commerce à Lyon, nos étudiants en Bac +5 Finance & Conseil apprennent justement à piloter la performance financière d’une entreprise, à analyser des données complexes et à les traduire à l’aide des bons outils de reporting. Aujourd’hui, notre business school vous partage les bonnes pratiques en matière de reporting financier.

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Créer un reporting financier : les étapes clés

Pour construire un reporting financier efficace et utile aux décisions, il faut avant tout suivre une méthode et des étapes incontournables. Afin de créer un reporting fiable et clair, respectez ces étapes :

 

1. Définir les objectifs du reporting

Avant d’ouvrir Excel ou un outil de Business Intelligence, posez-vous la question : à quoi doit servir ce reporting ? 

Est-ce que le but final de ce reporting est de suivre la trésorerie ? de mesurer la performance commerciale globale ? de contrôler les coûts de la chaîne de production ? d’identifier les risques financiers à venir ? de faire une présentation au conseil d’administration ? de présenter une mise à jour aux investisseurs ? 

Vous pouvez avoir un objectif principal et des secondaires, mais plus votre intention est claire, plus vous serez en mesure de choisir le format adapté, le niveau de détails nécessaire et les indicateurs de performance pertinents.

 

2. Identifier les bons KPI financiers

Selon votre objectif principal, sélectionnez les indicateurs clés qui vous permettront d’avoir les bonnes clés de lecture, et de mettre en avant les valeurs nécessaires aux prises de décisions

Parmi les KPI (Key Performance Indicator ou indicateur clé de performance en français) les plus courants, retrouvez : la variation de la marge brute et de la marge nette, la répartition des charges, l’EBE (Excédent Brut d’Exploitation, le pourcentage des soldes de gestion par rapport aux chiffres d’affaires, l’évolution des délais de rotation, le flux de trésorerie (cash-flow), le ratio d’endettement, le BFR (Besoin en Fonds de Roulement), la capacité d’autofinancement, etc. 

Un bon reporting privilégie la pertinence et non la quantité. L’idée est donc de sélectionner uniquement les chiffres et les informations qui vous serviront.

 

3. Collecter des données fiables

Récupérez les données nécessaires à partir de votre ERP, CRM, du service comptable, des tableaux budgétaires, du grand livre général ou de tout outil de gestion intégré

Veillez à utiliser les données en temps réel, à nettoyer les données pour éviter les doublons, et surtout à vérifier leur exactitude et leur cohérence. 

En tant que futur professionnel du monde financier, les étudiants du MBA Finance & Conseil sont justement formés à cette rigueur de consolidation et à l’utilisation de systèmes d'information comptables.

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4. Structurer le document

L’efficacité d’un reporting repose en grande partie sur la façon dont il est présenté. L’idéal est de construire un document clair, lisible et adapté à votre audience

Commencez par choisir le format le plus approprié : souhaitez-vous présenter un rapport financier classique (compte de résultat, bilan, flux de trésorerie), ou au contraire proposer un tableau de bord interactif avec graphiques et indicateurs visuels ? Le choix dépend du niveau d’expertise des destinataires et de l’usage du document. 

Ensuite, pensez à accompagner vos chiffres de commentaires et d’annexes explicatives. Un reporting qui se limite aux données brutes ne suffit pas : il doit permettre de comprendre ce qui se cache derrière les variations, quelles hypothèses ont été retenues et quels éléments influencent la performance. Ajouter des notes ou des courts paragraphes d’analyse aide à donner du sens aux résultats et facilite la prise de décision, notamment lorsqu’il s’agit d’expliquer des écarts ou de présenter des projections.

 

5. Finaliser votre rapport

Une fois votre document fini, la dernière étape consiste à garantir sa fiabilité. Avant de le valider, prenez le temps de réaliser un contrôle qualité complet : relisez les données, vérifiez les calculs et confrontez vos hypothèses avec les équipes concernées. Ce regard croisé permet de détecter d’éventuelles incohérences et d’assurer une parfaite cohérence entre les chiffres et la réalité opérationnelle. 

Enfin, pensez à diffuser votre rapport de manière sécurisée. Qu’il soit envoyé en PDF, partagé via un tableau de bord protégé ou stocké sur un espace commun, il doit rester accessible tout en garantissant la confidentialité des informations. 

N’oubliez pas non plus d’archiver la bonne version dans un dossier centralisé, avec un suivi des mises à jour, afin de conserver une trace fiable pour vos analyses futures ou vos échanges avec des partenaires externes.

 

Analyser un reporting financier : les réflexes d’un expert

Pour analyser un reporting financier comme un expert du métier, certains réflexes sont indispensables. Voici les points clés à vérifier systématiquement : 

  • Observer les tendances globales : avant de rentrer dans les détails, analysez l’évolution d’ensemble : chiffre d’affaires, marges, charges, trésorerie, etc. Ces premiers indicateurs permettent d’identifier immédiatement les signaux forts, positifs ou négatifs.
  • Comparer le réalisé au prévisionnel : les différences entre ce qui était prévu et ce qui a réellement été réalisé permettent de comprendre la performance et de détecter d’éventuels dérèglements.
  • Identifier les variations significatives : hausse soudaine des dépenses, recul de la marge, évolution du BFR, etc. Repérez ce qui sort de l’ordinaire et demande une explication. Un reporting n’a de valeur que si chaque variation peut être justifiée.
  • Chercher les causes : les chiffres ne parlent jamais seuls. À chaque écart, posez-vous les bonnes questions : changement du marché ? coût non anticipé ? saisonnalité ? problème interne ? Une analyse pertinente repose sur la capacité à relier les chiffres à la réalité.
  • Évaluer les risques financiers : tension de trésorerie, retard clients, endettement, dépendance à un fournisseur, etc. Un reporting sert aussi à anticiper les difficultés avant qu’elles n’impactent l’entreprise.
  • Mettre en lumière les opportunités : une tendance positive, une marge qui progresse ou un coût qui baisse peut annoncer un potentiel à exploiter (investissement, optimisation, développement commercial…).
  • Comparer les performances internes et externes : secteurs, concurrents, standards du marché. Cela permet de situer l’organisation.
  • Formuler des recommandations concrètes : l’analyse n’est pas une fin en soi. Elle doit déboucher sur des actions : réajuster un budget, revoir un prix, renégocier un contrat, améliorer un process… Le but est d’aider la direction à prendre de bonnes décisions. 

 

Créer et analyser un reporting financier, c’est entrer dans la logique des décideurs. Cet outil permet d’avoir une vision de la performance de l’entreprise, de comprendre ce qui fonctionne, d’anticiper les risques et de recommander des stratégies solides. 

C’est aussi l’une des compétences clés enseignées dans le MBA Finance & Conseil de MBway Lyon, une formation professionnalisante qui vous prépare à devenir contrôleur de gestion, auditeur, analyste financier, trésorier, consultant, ou encore responsable administratif et financier

L’un de ces métiers vous intéresse ? 

Découvrez le MBA Finance & Conseil de notre école de commerce à Lyon et devenez un expert capable d’analyser la performance et de proposer des stratégies concrètes pour améliorer la compétitivité des entreprises.

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