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Le semestre d'expatriation de Joël, Julie et Maxime - EP3

Mi-décembre, MBway Lyon vous partageait le premier article du Semestre d’Expatriation, et vous pouvez retrouver le deuxième en cliquant juste ici. Cette série de témoignages suit le séjour à l’étranger que Julie, Joël et Maxime ont l’occasion de faire pendant leur année de Bachelor.

Maxime, Julie et Joël sont expatriés depuis un peu plus de deux mois maintenant. Respectivement en Argentine, au Cambodge et au Canada, nous leur avons posé quelques questions pour qu’ils nous racontent un peu leur vie là-bas, avant leur retour. 

Bonne lecture, et à bientôt pour l'épisode 4 !

 

ÉPISODE 3 : CARNET DE BORD 

Alors que Maxime et Joël se plaisent énormément à Buenos Aires et à Toronto, Julie, elle, a vraiment hâte de rentrer en France :

Julie

« Franchement, ça va. Je suis fatiguée, entre les cours, le stage, et les autres activités que je fais à coté : je ne pensais pas que le rythme serait si soutenu. Pour être honnête, j’ai hâte de mon retour en France, même si je sais que quand je vais rentrer, ma vie ici va beaucoup me manquer. »

Maxime

« Je vais bien, mieux qu'il y a quelques temps maintenant. Je me suis complètement acclimaté à la vie ici, au rythme de vie, à la langue sauf à la nourriture. »

Joël

« Je vais très bien. Je suis très content de ce voyage à Toronto. Je ne me suis jamais senti aussi bien. Je suis très content de la façon dont ça se passe, de tout ce que je découvre : les personnes, les lieux, cette culture qui n’est pas la mienne. »

 

Ils sont revenus sur les huit semaines écoulées. Pour Joël, l’adjectif adéquat est « idéal », alors que Julie liste des mots et groupe nominaux se rapportant au champ lexical du voyage : « expérience, rencontres extraordinaires, découverte d’une nouvelle culture, amitiés, fête ». Maxime raconte :

« Les huit premières semaines sont passées relativement vite : en deux étapes pour moi, à cause de ma cheville. Le premier mois, mes journées étaient remplies entre les cours et le kiné. J'avais la sensation de voir le temps passer à toute allure car je ne pouvais quasiment rien faire. Une fois remis sur pied (c'est le cas de le dire), le voyage à pris tout son sens quand j'ai pu me déplacer en Patagonie, à Iguaçu, sortir et découvrir la ville plus amplement. »

 

A propos des cours

Maxime

« Deux premières semaines en espagnol sur la différence avec celui d'Espagne et sur l'histoire de l'Argentine. Ensuite on a eu de l'anglais pur et des cours de géopolitique et économiques. »

Julie

« Le rythme que nous avons est compliqué : je suis à l’école le matin et en stage l’après-midi. Les cours sont soutenus, j’ai des dossiers ou des devoirs à rendre quasiment tous les jours et après je dois aller en stage. De plus, je suis un peu déçue car je m’attendais à étudier davantage le marché asiatique, la culture et l’histoire du Cambodge. Finalement, j’ai eu des cours d’économie et des cours de psychologie. Je n’ai pas l’impression d’avoir appris où progresser beaucoup au niveau des matières que j’ai découvertes ici car j’avais déjà vu certaines choses dans mes études précédentes. »

Joël

« Nous avons eu plusieurs modules. Des modules de comptabilité, de marketing, de découverte du Canada… J’ai trouvé ça intéressant. Ce n’était pas difficile et très utile. Ça m’a appris beaucoup de choses notamment sur l’économie canadienne. Nous avions quatre heures de cours du lundi au jeudi. »

 

A propos de l’apprentissage linguistique

Joël

« Mon anglais s’est énormément amélioré. Les personnes que nous rencontrons s’adressent à nous sans savoir que je suis français, ils ne prennent pas le temps d’articuler et de parler doucement, ça nous force à nous adapter et conditionne un apprentissage intensif de la langue.

Je sais que j’ai progressé puisque quand je m’adressais aux gens, ils me disaient que je venais de France. Aujourd’hui je n’ai plus cette remarque. Je comprends facilement ce qu’ils me disent, et je suis aussi compris. Je suis hyper content de pouvoir échanger et d’avoir des conversations fluides avec autrui. »

Maxime

« J'ai pas mal progressé je pense, je comprends 80 à 90% de la langue, sauf les personnes qui utilisent des expressions techniques ou des expressions locales. Plus de quarante personnes m'ont félicité pour mon niveau qui est bon, voire très bon selon les gens. »

Julie

« J’ai progressé, en plus des cours en anglais j’échange qu’en anglais pendant mon stage. Au début c’était dur, mais plus le temps passait mieux ça allait, même si je rencontre toujours quelques difficultés à l’écrit. En revanche, sur place, on est un grand groupe de français donc on parle pas mal dans notre langue maternelle entre nous, ce qui est dommage. »

 

Leur endroit préféré

Maxime

« Mon endroit préféré c'est le quartier de Puerto Madero car c'est un quartier au bord du fleuve, vivant et chic où il fait bon se balader »

Joël

« Les Tim Hortons, l’équivalent d’un Starbucks. Régulièrement, je commande un chocolat chaud ou un café chez eux que je prends à emporter. Les soirs, quand je veux profiter de Toronto, j’appelle un pote et on se retrouve toujours à marcher en direction du Tim Hortons ouvert 24/24h pour déguster une boisson chaude tout en se baladant dans les rues. C’est toujours un plaisir d’aller dans cette enseigne. »

Julie

« C’est Siem Reap, une ville à quatre heures de route de Phnom Penh - 9h45 quand il y a des embouteillages. Mais la ville est magnifique et à ses alentours il y a plein de temples qu’on peut visiter. J’ai eu la chance d’y aller pour le nouvel an Khmer et on peut dire que c’était quelque chose d’incroyable. »

Vous pourrez retrouver des photos de ces lieux à la fin de l'article. 

 

Leur journée type

Maxime, en Argentine

« En semaine : réveil vers dix heures, ensuite je vais au sport, et le déjeuner est vers quinze ou seize heure. On est dans nos chambres pour télétravailler le reste de la journée et on mange le soir vers vingt-et-une heure voir vingt-deux heure. Les week-ends, on sort les après-midis vers quatorze heures et les soirs vers vingt-deux pour manger, car ici les gens sortent tard. »

Julie, au Cambodge

« Les cours commencent entre sept heure trente et neuf heure quinze. J’ai une heure pour déjeuner et je file en stage jusqu’à dix-sept, dix-sept heure trente. De retour à l’appartement, je me pose une petite demi-heure chez moi. Après je rejoins mes potes pour voir ce qu’on va manger, on se pose sur le rooftop place au devoir et après on papote et hop ensuite dodo. »

Joël, au Canada

« Je me réveille le matin, me prépare et vais au Tim Hortons. Je prends le métro pour aller au stage. Je rentre, j’ai du temps pour aller à la salle de sport avec un pote. Je rentre, me douche et me prépare pour aller en soirée. Régulièrement il y a des soirées organisées par le campus, ou par nous-mêmes. »

 

 

Quand nous leur avons demandé de raconter une journée hors du commun ou une anecdote, tous relatent les souvenirs d’une aventure touristique, à l’intérieur ou à l’extérieur de leur ville d’expatriation. Signe que vivre un semestre à l’étranger, pour apprendre et travailler, c’est aussi l’occasion visiter du pays et de saisir chaque opportunité de découverte et d’émerveillement.

Maxime

« Nous sommes partis en voyage à Iguazu, au nord de l’Argentine. Notre vol était à sept heure, nous sommes donc arrivés à l’aéroport à cinq heures. A neuf heures, nous atterrissions à Igazu, mais l’aventure a vraiment commencé après le trajet jusqu'au parc. Je me suis promené seul toute la journée seul, tranquillement, et je me suis arrêté à seize heures. Mais mon vol était à vingt-deux heures… j’ai donc dû attendre plus de cinq heures à l'aéroport, je suis finalement arrivé à la maison à minuit passé. »

Julie

« Tous les week-ends que nous avons fait dans d’autres villes ont été hors du commun. A Kampot, au sud du Cambodge, nous avons loués des scooters et parcouru des chemins de terres : c’était incroyable ! On a vu des chutes d’eau magnifiques, nous avons visités une plantation de poivre et gouté à toutes sortes de poivres. Le week-end à Siem Reap fut une surprise car pour le nouvel an Khmer, c’est la fête de l’eau. Tout le monde fait des batailles d’eau dans les rues. On s’est vite retrouvés trempés de la tête aux pieds le premier jour. Le deuxième, on s’est équipé pour la bataille : pochettes étanches et pistolets à eau. C’est quelque d’incroyable, on s’est tellement amusé. C’était comme si on avait cinq ans.  

Nous avons fait la fête jusqu’au lever du soleil et nous nous sommes dit que c’était une bonne idée d’allait visiter le temple d’Angkor Wat une dernière fois avant de rentrer à Phnom Penh. Nous voilà dans un tuktuk, direction le temple bouddhiste. Pendant le trajet, on était tous fatigué et on se disait « Mais pourquoi on n’est pas allé dormir ? Qu’est-ce qu’on fait là ? ». Finalement, on n’a pas du tout regretté, car on a pu avoir accès à une partie du temple qui était fermé la première fois qu’on y est allé. C’était incroyable. Même si tout le reste de la journée, on était tous exténués de fatigue, c’était quelque chose de faire ça. »  

Joël

« Il y a un CityPASS Toronto qui donne accès à tous les principaux monuments et plus grandes attractions de la ville, à faire en quelques jours. Nous avions décidé de tout en faire en une journée. Très tôt le matin, nous sommes partis nous balader au bord du lac : c’était magnifique et reposant. Nous avons petit déjeuner une spécialité canadienne, la queue de castor. On a enchainé ensuite avec la visite de la Casa Loma, musée prestigieux, l’aquarium Ripley où nous pouvons circuler dans un tunnel à travers un bassin, la Cien Tower où nous avons découverts de nombreux endroits, dont un restaurant semi-gastro en Rooftop où il y a des bulles transparentes pour manger en extérieur sans avoir froid. C’était une journée fatigante mais tellement riche !

Il y a aussi eu notre voyage à New York. Ça, c’était la cerise sur le gâteau : un des meilleurs voyages de ma vie. Voir les places que tu vois dans les films, découvrir les habitants et lieux emblématiques de la ville... juste être à New York, c’était exceptionnel. J’étais hyper heureux. C’était fatigant puisqu’on a enchainé la journée de stage, les tests covid, les valises à boucler, puis le voyage. On n’a pas dormi de la nuit et on a fait des visites toute la journée. Avec du recul, j’ai vraiment bien fait de ne pas avoir dormi. New York, c’était un peu one life, on prenait tous nos repas en extérieur, on n’a pas arrêté de bouger et de visiter. C’était inoubliable. »

 

Voici ce que nous savons des séjours de Joël, Julie et Maxime. A la lecture et à l’écoute de leurs récits, nous avons hâte de leur retour pour entendre d’autres histoires passionnantes, et vous proposer l'ultime épisode de cette série de témoignages.

 

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