Vide-grenier : un défi grandeur nature
Dans une école de commerce, on apprend vite que le professionnalisme se joue sur le terrain. À MBway Laval, Chloé Haigron et Rachel Trehout ont piloté de A à Z un projet solidaire : un vide-grenier couplé à un marché de producteurs locaux, pour réunir le territoire autour d’une journée utile.
Pourquoi un vide-grenier peut-il former au métier ?
Le choix du projet n’a rien d’anecdotique. Les bénéfices seront reversés à une petite école d’environ cinquante élèves, dont certains ont des besoins spécifiques. “ C’est une cause qui nous tenait à cœur”, résument-elles. Dans une école de commerce, piloter des projets avec du sens compte. Se sentir concerné aide à garder le cap quand le rythme s’accélère.
Le format du vide-grenier a été pensé pour créer du flux. D’un côté, les exposants particuliers ; de l’autre, une zone dédiée aux producteurs et artisans. Les étudiantes demandent dès l’inscription si l’on souhaite être “côté artisanat” ou “côté vide-grenier”, afin d’éviter le mélange des stands. Elles vont plus loin : pas de doublons d’activité, pour limiter la concurrence directe. Dans une école de commerce, cette capacité d’arbitrage ressemble déjà à un mini-plan de marché.
Piloter à deux, sans budget : mission impossible ?
Chloé et Rachel sont deux pour porter l’événement. Elles ont acquis des apprentissages concrets et immédiatement mobilisables. Dans une école de commerce, ce genre de réalité révèle une compétence : la responsabilité.
Pour tenir, elles se sont créé une routine : liste des tâches, suivi partagé, relais permanent. “On sait où l’autre s’est arrêtée, on reprend.” Le pilotage se fait au fil des pauses : afficher le matin, appeler à midi, répondre le soir. Cette rigueur devient un réflexe professionnel.
Côté communication, pas de budget ne veut pas dire pas de visibilité. Elles mobilisent le BDE, affichent sur le campus, distribuent des flyers sur un vide-grenier voisin, et contactent des médias locaux. Rachel utilise aussi des contacts liés à son alternance. En école de commerce, on apprend à faire avec les contraintes.
Quelles compétences professionnelles se construisent sur le terrain ?
La première, c’est la stratégie : trouver une date en mai, entre les ponts, et viser le week-end qui maximise visiteurs et bénévoles. La deuxième, c’est la logistique. L’emplacement initial, prévu sur un terrain privé, a basculé sur la voie publique : autorisations et coordination avec la mairie. “On a eu du mal à la joindre au début, ça nous a ralenties”, racontent-elles, avant de souligner le rôle de la secrétaire de mairie.
Les chiffres parlent d’eux-mêmes : les réservations dépassent l’édition précédente, qui comptait moins de dix exposants. Pour cette troisième édition, le marché de producteurs est une nouveauté portée par les étudiantes. Elles misent sur une clientèle plus vaste : ceux qui viennent pour l’artisanat passent aussi par les allées du vide-grenier.
Vient la gestion des risques : pas de plan B en cas de pluie. Pour éviter l’effet “trous” si des exposants annulent, elles ont choisi une implantation souple, sans emplacements figés, afin de resserrer les rangées au fil des arrivées, y compris le jour J. En école de commerce, on apprend à décider vite.
La dimension commerciale est réelle. Le tarif est fixé à 2 € le mètre linéaire, pour une collecte maximale. Les réservations dépassent déjà l’édition précédente, et l’équipe vise environ 750 mètres linéaires, avec la possibilité d’ouvrir une seconde rue. On retrouve ici ce qu’enseigne une école de commerce : comprendre le besoin, proposer une offre lisible, sécuriser l’exécution.
Enfin, le projet raconte une posture professionnelle. Coordination de bénévoles, relation avec une mairie, arbitrages rapides : des exemples concrets à valoriser en entretien, en alternance, ou sur un CV. Une école de commerce donne un cadre. Ce type de mission en donne la preuve.
Chloé, Rachel et l’école Notre Dame vous donnent rendez-vous le dimanche 24 mai, de 8h à 18h, à Nuillé-sur-Vicoin l’occasion de vous faire plaisir, de chiner quelques merveilles et, surtout, de soutenir une école qui en a besoin.
À MBway Laval, cette école de commerce ancre ces apprentissages grâce à l’alternance proposée par l’école. Et parce qu’une école de commerce ne se construit pas seule, l’établissement s’appuie sur son réseau d’entreprises partenaires pour ouvrir des opportunités.