Démocratisation du Private Equity et de l'ELTIF pour les épargnants
Investir dans des entreprises non cotées n'est plus réservé aux grandes fortunes. Les règles ont changé, plus vite que la plupart des épargnants ne l'imaginent encore.
Un marché longtemps réservé aux initiés
Le private equity consiste à investir directement dans le capital d'entreprises non cotées en bourse. Pendant des décennies, ce type de placement supposait des tickets d'entrée de plusieurs millions d'euros, réservés aux institutionnels et aux grandes fortunes.
Cette fermeture s'expliquait aussi par la nature du produit, un horizon d'investissement long, souvent supérieur à huit ans, et une liquidité quasi nulle avant la sortie des fonds. Peu d'acteurs prenaient le risque de proposer ces véhicules à des particuliers non avertis.
Le marché a pourtant affiché des résultats sur la durée. Selon l'étude France Invest / EY publiée en juillet 2025, le capital-investissement français a délivré un taux de rendement interne net moyen de 14,2 % par an sur dix ans, devant les marchés actions et l'immobilier sur la même période. Le problème n'a donc jamais été la performance, mais l'accès.
L'ELTIF 2.0 change les règles du jeu
Le règlement européen sur les fonds européens d'investissement à long terme, ou ELTIF 2.0, entré en application le 10 janvier 2024, a supprimé le seuil d'entrée de 10 000 euros qui bloquait jusqu'ici la majorité des particuliers. Certains contrats d'assurance vie ou plans d'épargne retraite proposent désormais des unités de compte en non-coté accessibles dès 1 000 euros. Concrètement, un épargnant peut aujourd'hui loger du private equity, de la dette privée ou des infrastructures dans son contrat, aux côtés de supports classiques en actions ou en obligations.
La demande suit ce mouvement. D'après France Invest, les particuliers ont apporté 3,1 milliards d'euros au capital investissement français en 2025, soit une hausse de 8 % en un an, portée notamment par les souscriptions en assurance vie, en progression de 25 %. L'illiquidité reste toutefois réelle car ouvrir l'accès ne supprime pas la contrainte de durée propre à ces placements.
Ce que cette évolution change pour toi
Si la gestion de patrimoine t'intéresse, ce sujet ne restera pas théorique très longtemps. Les cabinets de conseil, les banques privées et les compagnies d'assurance ont besoin de professionnels capables d'expliquer ces produits à des clients qui n'en avaient jamais entendu parler il y a cinq ans.
Comprendre un ticket d'entrée, une durée de blocage, un mécanisme de rachat ou une allocation entre actifs cotés et non cotés fait désormais partie des compétences attendues d'un conseiller en gestion de patrimoine, au même titre que la fiscalité ou le droit de la famille. Un cursus de MBA gestion de patrimoine construit précisément ces réflexes, à travers des études de cas et des mises en situation professionnelle.
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Les compétences que recherchent les cabinets
Un conseiller en gestion de patrimoine doit aujourd'hui maîtriser la fiscalité du patrimoine, les produits d'assurance vie, les marchés financiers et, de plus en plus, les mécanismes des fonds non cotés. La Loi Industrie Verte impose depuis octobre 2024 une part minimale de non-coté dans les contrats en gestion pilotée : 4 % en profil équilibré, 8 % en profil dynamique. Cette obligation réglementaire transforme le métier de conseiller, quel que soit le réseau dans lequel il exerce.
Se former pour accompagner cette transition
Sur deux ans, en initial ou en alternance via un contrat de professionnalisation ou d'apprentissage de 12 à 24 mois, le MBA gestion de patrimoine couvre la gestion patrimoniale des particuliers et des entrepreneurs, la fiscalité du patrimoine, les régimes matrimoniaux, l'asset management ainsi que la transmission et la valorisation d'entreprise. La première année valide 60 crédits ECTS autour de l'étude patrimoniale et du développement commercial et la seconde approfondit la gestion et l'optimisation du patrimoine ainsi que le management d'un réseau de prescripteurs.
Le diplôme correspond à une certification professionnelle inscrite au Répertoire National de la Certification Professionnelle, de RNCP niveau 7, valant 300 crédits ECTS au total. Il ouvre la voie à des enregistrements ORIAS (MIA, COA, CIF, MIOBSP, entre autres), utiles pour exercer comme conseiller financier, courtier en assurance ou gestionnaire de patrimoine privé. L'évaluation repose sur des dossiers d'entreprises, des oraux professionnels, la certification AMF et un mémoire de fin de cursus.
L'admission se fait sur dossier avec un CV, les justificatifs de diplômes et une lettre de motivation, complétés par une mise en situation professionnelle individuelle. La première année s'adresse aux titulaires d'un bac+3 ou de 180 crédits ECTS, la seconde à celles et ceux qui ont déjà validé 240 crédits.
En rejoignant l'école de commerce Rennes MBway pour ton MBA gestion de patrimoine, tu te formes directement sur les sujets qui redéfinissent le métier : ELTIF, marchés privés, diversification patrimoniale. L'école de commerce Rennes MBway ouvre ses candidatures avant chaque rentrée. Se renseigner tôt reste la meilleure façon de préparer ton dossier.
FAQ
Depuis la réforme ELTIF 2.0, le seuil réglementaire de 10 000 euros a disparu. Certains contrats d'assurance vie ou PER proposent désormais l'accès à ces fonds dès 1 000 euros, selon les conditions fixées par chaque assureur ou distributeur.
Oui, comme tout placement en actifs non cotés. L'argent est immobilisé plusieurs années, sans garantie de capital, et la revente anticipée des parts reste rare. La performance passée, y compris le TRI de 14,2 % net par an mesuré par France Invest et EY, ne préjuge pas des résultats futurs.
Ce diplôme prépare notamment aux métiers de gestionnaire de patrimoine privé, conseiller commercial en banque-assurance, courtier en assurance ou conseiller financier, avec la possibilité de s'enregistrer auprès de l'ORIAS selon le métier visé.