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Vaincre le syndrome du.de la bon.ne élève, pas facile !

20/20. C’est la note qui résume votre parcours. Depuis toujours vous vous appliquez à toujours avoir la meilleure note, et avouez-le, vous avez déjà eu un haut le cœur quand votre prof de math vous a mit 14 en terminale. Ces choses-là ça marque quand, avec aisance, on décroche facilement la meilleure note pendant sa scolarité.

Mais voilà, aujourd’hui vous n’êtes plus à l’école, mais dans le monde du travail. À chaque rendu important vous faîtes tout pour impressionner votre boss : présentation soignée, objectifs tous atteints… Pour la première fois, une sensation inconnue vous envahie : celle de la galère et de la reconnaissance de votre travail qui n’est pas toujours présente.

Vous pouvez même avoir l’impression que les autres progressent plus vite que vous alors que pourtant votre travail est excellent. Alors pourquoi est-ce que ce côté « élève model.e » ne fonctionne pas en entreprise ? MBway Lyon décrypte pour vous le comportement à adopter pour vous épanouir quand vous êtes accro à la bonne note.

La différence entre être perfectionniste et bon.ne élève

En effet, il est important de distinguer ces deux comportements :

  • Le.la perfectionniste est une personne qui cherche la perfection dans ce qu'elle fait, qui fignole (à l'excès) son travail (source Le Robert). L’exigence avec soi-même caractérise cette personnalité.
  • Le.la bon.ne élève est une personne qui va prêter une attention démesurée aux attentes des personnes qui l’entourent. Elle va se dépasser pour faire ce qu’on attend d’elle et va chercher à anticiper les besoins des autres. Le regard extérieur est donc la grande différence entre ces deux profils. Car le.la bon.ne élève n’agira ainsi que pour recevoir des compliments de la part des autres.

Karine Aubry, coach certifiée et autrice d’un ouvrage à paraître sur le sujet en janvier, insiste sur la difficulté de reconnaître quand on tombe dans ce syndrome du.de la bon.ne élève. Pourquoi ? Car il n’existe pas de profil type. Ce comportement peut s’expliquer en fonction de l’éducation qui a été donnée à un.e enfant (encouragement à avoir de bonnes notes, écouter les consignes, faire attention aux besoins des autres…), mais aussi en fonction du comportement d’une personne. Par exemple une personne timide aura plus de chance de tomber dans ce syndrome car elle osera moins s’affirmer.

Cependant, l’autrice de « Frustré.e au bureau ? Et si vous souffriez du syndrome du bon élève ? » démontre des traits communs à tou.te.s les bon.ne.s élèves. Ce sont des personnes qui aiment bien faire les choses, respectant le cadre et les consignes, et pensant que les autres sont mieux placé pour évaluer leur travail.

Pourquoi cela ne fonctionne pas en entreprise ?

La principale difficulté que rencontre ce type de profil est l'attente vis-à-vis des autres. Remettre en question sa performance car la reconnaissance n’est pas là quotidiennement n’est pas possible en entreprise. Ne soyez donc pas frustré.e.s si votre patron.ne ne vient pas vous féliciter à chaque objectif atteint. Evidemment cette reconnaissance est importante, mais n’attendez pas qu’elle soit quotidienne, sinon c’est la déprime qui vous attend !

Si vous souffrez de ce syndrome, vous devez prendre conscience que les critères de réussite au travail sont bien différents de ceux de l’école. Vous allez en effet être, certes évalué sur l’atteinte de vos objectifs, mais aussi sur votre capacité à sortir du cadre et innover. Cette position n’est pas facile quand on est bon.ne élève car ce sont des personnes qui travaillent bien et sont fiables, mais trop souvent cantonnées à être les personnes sur qui on compte en cas de délégation. Attention sur le long-terme cette situation peut virer à la catastrophe.

On est d’accord, on ne va pas vous changer. C’est votre ADN ce petit côté « Monsieur ou Madame Parfait.e ». C’est pour ça que l’équipe MBway Lyon vous livre ses conseils pour transformer ce syndrome en force.

Faire de ce trait de caractère une force pour briller en entreprise !

1. Prendre le temps d’analyser votre personnalité

Cela peut paraître bateau, mais il est important de bien vous connaitre et savoir dans quelles situations vous êtes en difficultés, celles où vous êtes au top. Identifier ses forces et faiblesses est un bon point de départ pour vous épanouir et affronter la vie au travail. Car soyons clair tout n’est pas toujours rose. Et c’est dans ces moment que le.la bon.ne élève peut souffrir.

2. Miser sur ses atouts

« S’adapter aux autres peut être une qualité très précieuse tant que cela reste mesuré. Il ne s’agit pas de s’oublier soi-même, mais de voir en quoi cette flexibilité peut nous aider à atteindre nos objectifs », explique Karine Aubry.

Vous concentrer sur ce qui fait de vous un.e killer.euse dans votre domaine est essentiel. Si vous devez rendre un rapport financier, mieux vaut prioriser l’exactitude des informations présentes à l’intérieur que la beauté graphique du document.

3. Vous reconnecter à vos missions

On l’a vu, le.la bonne élève a tendance à tout faire pour plaire aux autres, et peut, souvent, se retrouver avec plein de tâche qui ne la concerne pas à réaliser (« oui oui je vais m’en occuper si tu veux ». Oups encore une mission dans votre to do list).

Faîtes donc le tri et comme expliqué juste au-dessus, concentrez-vous sur VOS missions. Celles qui vous apporteront, in fine, la reconnaissance de vos supérieur.e.s.

4. Les feedbacks

Arme fatale. Ok, ces retours peuvent à la fois nourrir votre besoin d’avoir 20/20, mais ils sont aussi essentiels.

Tout d’abord, écoutez ce que vos managers attendent de vous, pas la peine de passer 30h sur une présentation PowerPoint qui sera diffusé qu’à 5 personnes de l’équipe (et qui n’a pas d’impact majeur), vous comprenez ?

Puis entrainez-vous à rendre un travail moins "parfait". « Pour se rassurer, il est possible de mettre en place des petites expérimentations, suggère Karine Aubry. Par exemple, rendre un travail que l’on estime satisfaisant à 97% mais pas à 100%, et voir ce qui se passe. Souvent, on s’aperçoit que l’on a en fait entièrement répondu aux attentes. Cela peut permettre à des personnes qui ont le sentiment d’être surchargées de lâcher du lest, et de se rendre compte que les attentes qu’ils projettent sont en fait bien plus exigeantes que la réalité. »

Enfin, les feedbacks vous permettront aussi de vous rassurer. Lors des entretiens annuels par exemple. C’est le moment où votre manager vous fera les compliments que vous méritez, c’est bon à prendre n’est-ce pas ?

 

C’est la communication avec votre manager et la connaissance de vous-même qui vous aideront à vaincre ce syndrome du.de la bon.ne élève. Affirmez haut et fort qui vous êtes en entreprise. C’est important et cela remplira votre envie qu’on vous estime. N’oubliez tout de même pas que ce n’est pas grave comme syndrome. Vous êtes un.ne bon.ne élément, vous le savez surement, alors félicitez vous de temps en temps !

Puis rassurez-vous, si vous faîtes le choix de poursuivre vos études en alternance vous pourrez pleinement vous épanouir. Les intervenant.e.s de notre école de management seront ravi.e.s de vous féliciter en cas de bon travail rendu, et vous pourrez aussi vous épanouir professionnellement. Un bon compromis pour entrer dans la vie active après sa scolarité. Conquis.e par cette idée ? On vous invite à découvrir nos formations en MBA spécialisés.

 

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